|
Résumé |
Dans ce document, Jean-Bédel Bokassa s’adresse aux Centrafricains pour annoncer son programme et justifier son engagement politique. Il évoque le retrait de sa nationalité française, critique Valéry Giscard d’Estaing tout en affirmant rester attaché à la France, et appelle à gouverner dans la paix. Il met en avant les richesses naturelles du pays et la nécessité de relancer l’économie. Un extrait d’un ancien discours en sango est diffusé, dans lequel il promet de redresser la nation. Enfin, il parle de ses origines familiales et de son histoire personnelle. |
|
Description |
Interview GP de Jean-Bédel Bokassa 00:00:20:16 Déclaration de Jean-Bédel Bokassa s’adressant aux Centrafricains. Il dit qu’il doit répondre à ses devoirs envers les Centrafricains, car le pays va mal. Il évoque le fait qu’on lui a retiré sa nationalité française ; il se sent trahi, mais affirme qu’il lui reste désormais celle de son pays d’origine. Il parle de cette décision de Valéry Giscard d’Estaing comme d’« un acte crapuleux et indigne », mais affirme qu’il reste fidèle à la France. 00:05:34:23 La musique La Marche de l’empereur est diffusée ; il précise qu’elle a été jouée par les musiciens de la Marine française lors de son couronnement. Il rappelle que de nombreux Français étaient présents et que, durant sa « séquestration » à Évreux, on lui jouait cette musique. 00:07:55:15 Bokassa invite tous les pays occidentaux, ainsi que les pays qui lui témoignent de l’amitié, à ne pas faire de règlements de comptes, mais à comprendre ses intentions, qu’il dit bonnes, même envers ses ennemis. Il annonce simplement la fin de son amitié avec Valéry Giscard d’Estaing. Il invite les dirigeants de Centrafrique à exercer le pouvoir dans la paix. Il dit vouloir voir l’émergence de l’Assemblée nationale et la reprise des activités syndicales. 00:10:22:13 Bokassa évoque la reprise de l’économie du pays. Il explique qu’il existe de nombreuses ressources naturelles exploitables, comme les diamants, l’uranium, le pétrole et des terres fertiles. Il met en avant la richesse de son pays et incite le gouvernement à œuvrer pour en bénéficier et s’émanciper. 00:12:11:18 Le journaliste invite Bokassa à écouter l’un de ses discours précédents en sango, la langue nationale. Il en traduit certains passages aux journalistes. Il affirme qu’en tant qu’empereur, il redressera le pays et qu’il répond à l’appel du peuple. 00:20:07:21 Bokassa parle de sa famille, particulièrement de son père et de son grand-père. Il explique qu’il vient d’une petite famille bourgeoise et précise que son père a été tué, ainsi que son grand-père avant lui, pendant la Seconde Guerre mondiale. |